princess-leia2016 a été une année terrible pour les icones de ma jeunesse. J’ai 49 ans et en grandissant j’ai bien connu la musique de Bowie, des Eagles. Plus tard dans ma vie j’ai un peu apprivoisé Bob Walsh et Cohen. Mais s’il y a un personnage qui a marqué mon imaginaire, je dois l’avouer, c’est bien la Princesse Leïa.

Bon, là je le sais que certains vont me faire la morale en me lâchant que des milliers meurent quotidiennement dans des guerres insensées et d’autres encore meurent dans des pays en développement et bla bla bla. Si tel était le cas, je trouverais ces accusations cruelles d’un certain point de vue et en même temps parfaitement insultantes… Si vraiment vous souhaitez me les faire, autant vous retirer de ma liste d’amis parce que c’est non seulement mal me connaître, c’est aussi de mélanger les pommes et les oranges. J’y reviendrai.

Je ne sais pas combien de fois j’ai pu regarder les films de Star Wars. Je parle ici des trois premiers qui ont été faits, soit les épisodes 4, 5 et 6. Je suis certain que si je combine les trois, on doit parler d’une centaine de visionnement au total. J’adore cette série. Le côté mystique de la Force. Le cheminement de Luke et le triomphe éventuel de la Force qui est à mon avis bien plus que les bons gagnent sur les méchants. Mais bien que les Forces positives l’emportent sur les négatives. Le bien contre le mal… oui. Mais plus encore. On peut facilement transposer ça sur nos propres combats intérieurs entre notre côté sombre et l’autre, le lumineux. Cette image du côté lumineux de la Force où la colère, la peur, l’envie, l’attrait pour la facilité sont des éléments négatifs et ma foi, envahissants a influencé une partie de ma vie. Non je ne pensais pas devenir un Jedi mais OUI je voulais contrôler mes peurs… mon côté obscure.

Il me semble évident alors que la perte d’une icône comme la Princesse Leïa ait un certain impact. Un rappel sur une partie de ma vie, influencée par la beauté d’un rêve partagé à des millions par le biais du cinéma.

La mort de Carrie touche tous ceux qui l’ont aimé comme actrice et écrivaine. Cette femme a vécu des années d’enfer, loin de la beauté royale de son rôle iconique. Et elle a traversé ces épreuves de façon admirable. Elle restera cependant toujours notre princesse.

Maintenant pour cette idée que la mort d’une actrice soit plus importante que ce qui se passe ailleurs dans le monde, j’aime mieux ne pas me prononcer sur cette insultante opinion. C’est comme si on m’obligeait à oblitérer ce côté rêveur de moi qui a apprécié ces moments où l’imaginaire prenait toute la place. Un côté que nous avons tous et toutes. Mais dans un cas comme dans l’autre je ne peux rien y faire. Des enfants, des innocents meurent dans des guerres insensées et je n’y peux rien. Je pourrais écrire sur le sujet, pour peu que j’aie assez d’information à transmettre, mais ça se limiterais à ça. Mais je n’y suis pas insensible… alors vos gueules. La vie ne se compose pas uniquement de crimes commis ailleurs. La mort d’un proche ou même d’un arbre sur le terrain familial peuvent nous toucher sans nécessairement qu’on soit obligé d’en faire une histoire pour satisfaire l’image sociale.

RIP Carrie Fisher

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