Oui oui! J’en suis un, je l’avoue et pire encore, je n’ai aucune honte. Je vais essayer de l’expliquer tout au long des prochaines lignes. Non, mon but n’est pas de justifier le nombre d’heures parfois exagéré qu’il m’arrive de faire en une semaine ou des moments que je passe à la maison à essayer de trouver quelque chose de mieux pour le labo ou les bureaux. C’est véritablement un regard sincère sur mon métier, ce qu’il m’apporte et les raisons qui me poussent à toujours pousser mes limites un peu plus loin.

Premièrement, qu’est-ce que je fais? Officiellement, je suis technicien de tests, ou techniciens de labo (en électronique). Mais pour être tout à fait franc, j’en fait vraiment plus. Et tout ce que je fais est en lien avec mon passé professionnel. Sans être un expert dans chacun des domaines, je me débrouille assez bien en lecture de plan électroniques, évaluation de procédures d’assemblage, rédaction de procédures d’assemblage, création de « key cards), dessins techniques, assemblage de prototypes, trouver des méthodes de réparations complexes sur des prototype, sélection et achat de matériel électronique, entretien de matériel de laboratoire électronique… etc. Hélas je n’ai pas fait beaucoup de conception en électronique et pourtant c’est passionnant. Mais j’en ai simplement pas eu l’occasion ou les moyens. Une chose est certaine, peut importe le défi que l’on m’impose, je suis prêt à le relever. Pourquoi? Parce que!!! That’s it! Tout ce qui va me pousser à dépasser mes limites, je vais m’y attaquer. L’apprentissage de nouvelles choses, pour peu qu’elles m’intéressent bien sûr, c’est une drogue et elle est très puissante. Si je pouvais apprendre jusqu’à mon dernier souffle, je le ferais!

Alors il n’y a pas grand-chose de surprenant quand on dit que je suis un accro à mon travail. Mais il n’y a pas que l’apprentissage. Il y a la satisfaction du devoir accompli, la satisfaction d’avoir aider un ou une collègue dans son travail. Car il faut le dire, souvent, le rôle d’un technicien dans une entreprise en ingénierie, c’est bien d’offrir un support technique aux ingénieurs. J’veux pas bitcher là, mais y’a pas des tonnes d’ingénieurs à qui je laisserais un fer à souder et des composants d’à peine 1mm x ½ mm à souder et ce en toute confiance. Les bons techs ont cette dextérité. Mais il y a plus que ça. Si les ingénieurs « pensent » à toute une panoplie de montages de tout acabits pour effectuer des tests, bien souvent, ce sont les techniciens qui font passer les dessins à la réalité et ce en s’ajustant par eux même aux différentes difficultés qui ne sont pas représentées sur un plan… et ça c’est du bonbon!

Alors, c’est un peu ça ma job. Des défis quotidiens et parfois, une obligation de pousser un peu plus loin ses connaissances pour arriver à un produit fini qui respectera les besoins.

Mais actuellement, ça ne s’arrête pas là. Planification de travaux d’entretien, synchronisation avec nos différents projets, logistique du déménagement à venir, évaluation de nos besoins dans les laboratoires en électronique, achats de matériel avant le déménagement, conception de bancs de tests… la liste s’allonge. Et moi j’aime ça! Je n’aime pas le travail routinier. C’est emmerdant.

C’est probablement pour ça que je suis un workaholic!

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