Je veux pondre un troisième billet en trois jours. Je ne veux pas exagérer sur le texte, mais je veux le faire correctement, avec coeur.

J’ai croisé une image tout à l’heure qui m’a encore une fois ramené là-bas. Un de mes premiers amours de jeunesse. Un endroit que je n’arrive pas à enlever de l’esprit. Un endroit qui s’est accroché à mon coeur et si je voulais l’enlever de là, je devrais aussi me l’arracher.

On me dira que c’est à cause que c’est à cause que c’est ma première expérience de voyage hors du Québec (loin hors du Québec) en 1986. C’est un peu comme la première blonde, on ne l’oublie jamais. Mais je n’en suis pas si certain. Quand j’y suis retourné la deuxième fois en 2010, le sentiment était encore plus fort, la séparation encore plus douloureuse. Les mois qui ont suivi mon retour ont été une descente aux enfers que je ne pourrais décrire. Ma vie était vide de sens, vide de passion, il y avait un creux impossible à remplir.

Je regarde mes photos de voyage et je me souviens de chaque jour. J’arrive à me souvenir de certaines odeurs. Je me souviens du froid qui caressait mon visage au lever. Du froid qui mordait mes pieds quand j’ai prit une photo alors que je ne voyais absolument rien dans le viseur en raison de la faible lumière. Je me souviens du sourire des gens que j’ai rencontré à l’auberge, du sourire des locaux sur la piste cyclable. Je me souviens de la beauté du village… je me souviens de mes rocheuses. De ma montagne.

Depuis 2010, je prie pour que s’ouvre un poste pour moi dans les environs. Pas un poste précaire. Un emploi qui correspondrait à mes talents, qui me permettrait de prendre ma retraite là-bas, et un jour de fermer les yeux sur les montagne avant le grand départ.

C’est ça… mon rêve.

 

 

 

 

 

 

 

 

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